Tous producteurs. MyMajorCompany est à la musique ce que StreetReporters est à l’info. Son leitmotiv : « Music is Your Business ». Inspiré du modèle hollandais
SellABand, ce label communautaire propose aux internautes de produire leurs chanteurs moyennant finances, et de récolter 30% des bénéfices.
Le disque, c’est fini. « C’est intéressant, réagit Marie Kliszowski de
Disc-Over, mais reste que l’expérience pilote SellABand en Hollande n’a pour l’instant produit que 8 artistes, avec 50.000 co-producteurs… Mais après, une fois qu’on a produit, il faut encore réussir à vendre, nous explique-t-elle. Et pour nous, à Disc Over, on ne croit pas que l’achat de musique, physique comme en ligne, suffira pour rémunérer les artistes. A terme, la musique, ça ne va plus vraiment se vendre… »
Plus fort que la production, l’édition. A
Because Music (qui gère les Rita Mitsouko ou Manu Chao), on fait non seulement de la production mais aussi dans les éditions littéraires ou audiovisuelles des artistes. Encore mieux, la société a ses propres salles de concert à Paris (la Cigale, le Trabendo, la Boule noire). C’est le fameux « modèle à 360° », dans lequel l’éditeur rentabilise son investissement bien au-delà de la vente de disques : Il devient tourneur et organise des concerts, produit lui-même les clips, gère tout le merchandising de l’artiste : du t-shirt à la licence de marque. Madonna a ainsi quitté Warner pour être produite par
Live Nation dont le métier de base était l’organisation de concerts.
En 2008, on va essayer d’expliquer la musique à Olivennes. 2007 aura été l’année du décevant
rapport Olivennes, qui préconise de couper l’accès au web aux internautes qui téléchargent. pourtant, la bête noire n’est pas « le gamin qui télécharge illégalement sur l’ordi de sa grand-mère », explique au
Monde le fondateur de Because, Emmanuel de Buretel, mais les fournisseurs d’accès et les sites « qui se construisent sur le dos d’une autre industrie ». Reste que la distribution de la musique numérique est un chantier à part entière, auquel s’attaque par exemple la société
Believe, qui à levé fin octobre 2 millions d’euros auprès d’un fonds d’investissement. En deux ans, la société a vendu plus de millions de titres sur internet et en téléchargements sur portables.
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