est un nouvel arrivant dans le secteur surpeuplé de l’information en ligne. Fondé par Edwy Plenel, ex-personnalité influente du journal Le Monde, ce journal numérique compte bien se faire une place sur le marché malgré un pari économique surprenant: Mediapart sera sans publicité, mais intégralement payant.
Les articles sont en accès libre jusqu’à dimanche, il est donc encore possible de vous
faire une idée du contenu. On peut d’ores et déjà saluer la maquette très réussie du site, qui réussit à être à la fois lisible, élégante et sophistiquée. Le journal sera actualisé trois fois par jour (9H00, 13H00, 19H00) et la rédaction compte à l’heure actuelle 26 journalistes professionnels qui ont quitté leurs médias d’origine. L’interactivité est très poussée, avec notemment une section appellée “Le Club” ayant apparement vocation à proposer une vision contributive de l’actualité.La question principale étant: le modèle payant est-il tenable sur internet? Les fondateurs de Mediapart estiment qu’il faudra entre 50 et 60.000 souscripteurs pour rentabiliser l’opération. Le succès ou l’échec de l’entreprise sera probablement conditionné par la qualité des articles: si l’information est réellement plus précise ou mieux analysée, qu’ailleurs, alors peut-être certains seront-ils tentés de payer pour y accéder. Mais comment sera-t-il possible de juger de la qualité des articles si tout le contenu est inaccessible aux non-membres?
Il est intéressant de constater que les acteurs traditionnels de la presse empruntent des modèles numériques assez différents: le site de Libération par exemple reprend intégralement les articles du journal du jour et se finance grâce à la publicité (l’accès aux archives étant payant). Le net permet à Libération de proposer des contenus multimédias, des blogs de journalistes mais aussi des sites locaux (LibéLyon, LibéMarseilles…). Le Figaro suit la même démarche, mais il semblerait que les articles soient accessibles gratuitement encore plus longtemps.
Idem pour le site du Monde, sauf que les rédactions papier et online sont séparées: ainsi on peut lire en ligne des articles exclusifs, et inversement certains articles du journal papier ne sont pas repris sur internet.
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