Entretien avec Vincent Moon : Les Concerts à emporter

25 02 2008

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La Blogothèque

En 2003, démarre ‘La Blogothèque‘, blog collectif sur la musique. Sa devise : “Musique, partage sont deux mots qui vont très bien ensemble”. Objectif : faire partager l’amour de la musique, les expériences et les vécus de certaines chansons, et emmener les internautes en découvrir chaque jour de nouvelles. Précurseur des mp3 blogs, la Blogothèque est rapidement devenue un des blogs musicaux francophones les plus influents. Témoins et acteurs d’un univers numérique en pleine mutation, les bloggers (Chryde, Vincent Moon, etc.) défendent les musiques qu’ils aiment à travers leurs propres productions : articles, vidéos, etc. “Nous voulons seulement montrer qu’il y a d’autres voies, qu’il est aujourd’hui possible de découvrir de nouvelles musiques en toute légalité, sur Internet. Et que le web est devenu, grâce aux webzines, aux blogs, aux communautés, le meilleur moyen de ressusciter un mode de relation à la musique, de propagation de la musique qui a tendance à disparaître : la transmission, l’inspiration, le conseil d’ami…”

Les Concerts à emporter

C’est à partir de ce constat que Vincent Moon fait naître les Concerts à emporter : mini-concerts improvisés inédits et filmés pour l’occasion de jeunes groupes ou artistes tout juste révélés ou montants (Arcade Fire, Architecture in Helsinki, Animal Collective, Alela Diane, The National, etc.) .Le concept des Concerts à emporter n’est pas monétisé et n’a pas vocation à l’être. C’est une démarche pour le plaisir, à mi-chemin entre l’amateurisme et le professionnalisme. La seule valorisation que l’on pourrait tirer de ces vidéos (outre la plaisir de la musique et de la vidéo en tant que telle) est celle de la performance live : donner envie d’y assister en mettant l’internaute au premier rang du show. Les Concerts à emporter sont devenues une telle vitrine pour les artistes que Vincent Moon est régulièrement contacté par des labels qui sont prêts à payer pour que leurs artistes y passent afin de renforcer leur promotion. Ces demandes des labels ont toujours été refusées car elle viennent à l’encontre de ce qui fait en partie le succès du site : sa liberté éditoriale.

Sur le web 2.0

L’ère digitale apporte une multitude de nouveaux outils qui permettent au plus grand nombre de produire et de diffuser ses productions artistiques. Cependant, il y trop d’ « artistes » pour qu’ils puissent tous en vivre (Cf. l’article de David Byrne suivant l’interview qu’il a fait de Thom Yorke pour le magazine « Wired »).
Selon Vincent Moon, tout le monde n’a malheureusement pas l’âme d’un artiste. Il milite donc plutôt en faveur du cogenerated content : on prend par la main les pratiques amateurs et on les encadre. Dans le cas contraire, on assiste à un nivellement par le bas. Exemple d’une proposition de cogenerated content : le site ninetynights.com qui propose une multitude d’extraits de l’enregistrement de nouveau disque de REM. Il est alors après possible aux amateurs de télécharger ces vidéos et de monter leur propre clip vidéo. A l’image d’Eyeka.com, on crée des bases de données photos et vidéos artistiques.
Bien plus que la démocratisation des outils de production et de diffusion, ce que retient Vincent Moon de la révolution Internet et 2.0, c’est la nouvelle liberté laissée aux artistes qui peuvent développer de nouvelles approches (intime, brute, avec un regard d’auteur plus important). Il se réjouit de la multiplication des écrans et des formats car c’est pour lui autant de nouveaux cinémas ou télévisions à inventer. Les NTIC du 2.0 permettent de créer de nouveaux espaces de rencontre pour les différentes pratiques artistiques. Espaces qui favoriseront le renouvellement des genres, l’apparition de formes hybrides. Les Concerts à emporter sont à ce propos un bon exemple : par le passé on pouvait voir des concerts filmés, maintenant on voit des concerts à emporter qui savent, eux, réaliser l’heureuse rencontre entre le cinéma et la musique, entre le réalisateur et le musicien.

NH





Ouverture du groupe Facebook : “Blog ESSEC Média : je lis et je commente l’actualité média!”

24 02 2008
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Petite annonce pour signaler à nos lecteurs et contributeurs que nous avons ouvert un groupe Facebook intitulé :

Blog ESSEC Média : je lis et je commente l’actualité média!

L’objectif de ce groupe est, d’une part, d’aider au développement d’une petite communauté de personnes intéressées par les médias et les nouvelles tendances. Ce serait une occasion pour les lecteurs de se rencontrer entre eux mais aussi de rencontrer les contributeurs du blog. D’autre part, ce groupe pourrait être le lieu d’un partage un peu plus informel, un lieu d’annonces mais aussi un lieu de commentaires et de critiques d’ordre plus général sur le blog. Ce groupe peut également vous permettre de faire découvrir le blog plus facilement à vos amis et contacts.

Nous vous invitons donc tous à rejoindre le groupe si vous êtes sur Facebook (et pour ceux qui n’y sont pas, voilà peut-être l’occasion de découvrir un des réseaux sociaux les plus successful!) : http://www.facebook.com/group.php?gid=8283018702

NH





du secrétariat d’état à l’économie numérique à l’ascension équitable

24 02 2008

Bernard Benamou,  délégué aux usages de l’internet au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a annoncé lors du forum netexplorateur, que se tiendrait une Conférence Internet du futur et internet des objets, le 6 et 7 octobre 2008 à Nice. 

Son objectif est de donner un socle commun à l’action de l’UE, c’est pourquoi elle est programmée dans le cadre de la Présidence française de l’Union Européenne.
La protection des citoyens contre les systèmes sera bien évidemment l’une des priorités à venir.
La création d’un Secrétariat d’Etat à l’économie numérique au plan national  devrait permettre de coordonner les usages et le développement d’Internet. C’est la raison pour laquelle ce Secrétariat d’Etat pourrait être directement rattaché à Matignon, comme le suggérait Thierry Solère, qui est régulièrement cité pour occuper la mission.
André Santini, qui a su imposer “Issy l’audacieuse” comme pionnière dans le domaine des NTIC pourait également occuper ce rôle stratégique.
La volonté d’ouverture à la société civile est néanmoins susceptible de dévier le choix du futur responsable sur un entreprenaute, tant les enjeux dépassent la logique d’appareil et touchent tout autant, sinon plus, le  rayonnement de la France à l’international. Or la réussite entreprenariale du web 2.0 est le symbole même d’une réussite par delà-les castes, fondée sur les critères objectifs d’innovation et de savoir-faire. Parceque ce secteur est un symbole fort, dans une République à l’ascenseur social toujours en panne depuis 1995, il pourrait à juste titre, faire l’objet d’un signe fort en terme de représentativité.
L’ascension à portée de clic?




Un excellent blog média : Electron Libre

23 02 2008

Aujourd’hui j’ai fait une belle découverte dans le monde des blogs qu’il me faut absolument partager avec vous et que je vous recommande : http://www.electronlibre.info/

Dans la même veine que Le Blog de La Chaire ESSEC Média, ce tout nouveau blog a été créé fin 2007 dans le but de réunir sur un même site un collectif de contributeurs variés. Les sujets abordés dans les articles commentent l’actualité et les nouvelles tendances, à la fois des médias classiques, des industries de la culture, comme la musique et le cinéma, mais aussi celles d’Internet et des jeux vidéos. Le point de vue se veut très large sur l’univers des médias et du numérique.

Au programme en ce moment sur le site :Facebook, MyMajorCompany vs. Pascal Nègre, Lagardère, Denis Olivennes, MySpace, Guitar Heroes, la VOD, le Blu-Ray et une interview de Patricia Langrand (directrice exécutive d’Orange en charge des contenus) sur la stratégie d’Orange face à Canal +

NH





La campagne électorale sur internet

22 02 2008

Les prochaines échéances électorales : municipales et cantonales (renouvellement partiel) supposent des candidats ou de leur équipe de campagne qu’ils maîtrisent bien évidemment les règles de droit commun, celles de droit électoral….mais aussi celles spécifiques au cadre juridique d’une web campagne.

L’ignorance de ces règles ou leur manquement délibéré peuvent aller jusqu’à provoquer l’annulation d’ une élection.

Les délits de presse, énumérés au chapitre IV de la loi du 29 juillet 1881, sur la liberté de la presse sont applicables à l’Internet (article 6-V de la LCEN). Au titre des infractions qui peuvent pénalement être retenues contre le candidat, on retrouve ainsi la diffusion de fausses nouvelles, ou encore la diffamation ou l’injure envers ces mêmes personnes. Les manoeuvres électorales seront à cet effet appréciées par le juge de l’élection.

Le contenu des commentaires des blogs de candidats, comme ceux de leurs militants, peuvent également engager une responsabilité civile ou pénale. En effet, la LCEN reconnaît 3 acteurs : le fournisseur d’accès, l’hébergeur et l’éditeur du site. C’est pourquoi le juge considère que l’éditeur est responsable de l’ensemble du contenu du site, qu’il en soit l’auteur ou non, dans la mesure où lui seul a pouvoir réel de contrôler la diffusion des informations.

La propagande des militants ou supporters peut, sous certaines conditions, être imputée au candidat lui-même, ce qui peut conduire à une invalidation électorale pour infraction aux comptes de campagne.

La publicité commerciale, défilant sur les blogs de campagne, peut, elle aussi, soulever des problèmes relatifs au respect des comptes.

La campagne électorale sur internet, mémento juridique du candidat, est un ouvrage essentiel pour tous les candidats en campagne.

Ses auteurs : Kenneth Grand, anciennement chargé de mission à la commission des comptes de campagne et consultant en communication et Christian Dechesne, juriste et consultant auprès de collectivités locales, exposent clairement les jurisprudences qui font autorité dans ce domaine.

Un livre instructif. Le droit de l’internet est encore méconnu des collaborateurs d’élus. Ce qui d’une part fait commettre à certains des erreurs préjudiciables, d’autre part empèche les autres de procéder aux recours légaux dans les délais impartis.

mSm





télévision publique

20 02 2008

La composition de la commission “pour la nouvelle télévision publique”,  présidée par Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, vient d’être annoncée. 

Elle se compose de deux collèges.

Collège parlementaire:

Députés:

Franck Riester (UMP),

Michel Herbillon (UMP),

Christian Kert (UMP),

Patrice Martin-Lalande (UMP),

Gilles Carrez (UMP),

Jean Dionis du Séjour (NC)

Pour ceux qui ne sont pas, comme moi, accro de politique, je précise que Franck Riester est le plus jeune Député du Groupe UMP, élu en juin dernier. Il est un ancien du groupe ESSEC. 

Sénateurs:

Catherine Morin Desailly (groupe centriste),

Louis de Broissia (UMP),

Jacques Valade (UMP),

Ivan Renar (communiste),

Jack Ralite (communiste)

Louis de Broissia co-organisait le forum netexplorateur au Sénat, et est le Sénateur en charge du groupe de réflexion relatif aux nouvelles technologies au Palais du Luxembourg.

Collège professionnel:

Sophie Deschamps (scénariste),

Véronique Cayla (directrice générale du Centre national de la cinématographie),

Marin Karmitz (producteur et distributeur),

 Hervé Chabalier (journaliste et producteur),

Jacques Chancel (producteur),

Simone Harari (productrice),

Marie Masmonteil (productrice),

Nicolas Traube (producteur),

Pierre Giacometti (consultant),

René Martin (producteur),

Catherine Clément (philosophe),

Martin Rogard (directeur France de Dailymotion),

Marcel Rufo (pédopsychologue),

 Jacques Santamaria (scénariste),

un représentant de l’audiovisuel public britannique (à désigner).

En espérant qu’un groupe de la chaire participera activement.

msm





Rencontre avec J.-P. Courtois, Président de Microsoft International

20 02 2008

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Microsoft : “be the industry-leading innovator of software”

En introduction M. Jean-Philippe Courtois nous expliqua son engagement chez Microsoft et ses
responsabilités au sein de l’entreprise en tant que président international en charge des 105 filiales de Microsoft dans le monde (hors États-Unis et Canada). Il nous présenta ensuite sa méthodologie de pilotage des activités des filiales (Scorecard, Mondriaan et Revenue Per Socket) et comment aujourd’hui il conçoit sa stratégie pour Microsoft.

Elle s’inscrit volontairement dans le monde, où la Chine devient à la fois un marché gigantesque mais aussi un redoutable compétiteur, où la fracture numérique est très importante quand bien même Microsoft tire 40% de sa croissance des pays émergents. Les changements technologiques sont évidemment, d’autre part, les grands déterminants de la stratégie du groupe : le web 2.0, le User Generated Content, l’ubiquité fournie par les réseaux et la plus grande mobilité.

Avec ses $50 milliards de CA (pour $20 milliards de profit) et ses 50 000 employés, Microsoft peut ainsi se permettre de dépenser annuellement $7 milliards en R&D dans ses 5 research labs et ses 110 centres d’innovation menés en partenariat avec d’autres industriels.

En plus des deux traditionnels pôles de croissance que sont Le Poste de travail (Windows, Office, etc.) et Les Services à l’entreprise, Microsoft compte aussi désormais sur Le Online (MSN, Hotmail, aQuantive, etc.) et Les Devices (Xbox, Zune, Windows Mobile).

Le Online apparaît être un pôle stratégique très important. La volonté d’acquisition de Yahoo! reflète la volonté de prendre sa part du gateau du marché publicitaire sur Internet (qui gagne 15%/an de pdm par rapport aux autres supports pub et qui devrait atteindre $40 milliards en 2010). Intervenir sur ce business semble cohérent pour Microsoft étant donné qu’il repose essentiellement sur du logiciel et de l’algorithmique. La difficulté est d’arriver à entrer dans le cercle vertueux : une plus grande audience entraînant de plus grands investissements publicitaires etc. Pour arriver à capter cette audience, à l’image de Google, Microsoft veut parvenir à proposer une offre complète et intégrée d’outils : MSN, hotmail, Messenger (1er réseau social avec 500 millions d’utilisateurs), aQuantive et Yahoo! qui devrait jouer un rôle clé dans l’atteinte de cette masse critique. Outre son audience, ce que cherche Microsoft chez Yahoo! (offre de $44,6 milliards) c’est des économies d’échelle en R&D et de la connaissance sur les nouveaux usages tels que la publicité sur téléphone mobile (connaissance qui pourrait être transposée à la Xbox et à son service associé XboxLive).

Concernant le segment des Devices, Microsoft accuse un net retard face à ses concurrents que sont les Ipod et Iphone d’Apple et la Wii de Nintendo. La stratégie de Microsoft n’est pas ici de se concentrer sur la vente de ses devices mais de mettre l’accent sur les services associés. Ainsi la profitabilité du segment Xbox ne se fait pas sur la vente de console mais sur celle des jeux et services associés XboxLive.

A la fin de la rencontre, les questions concernant la stratégie d’investissement dans Facebook, l’efficacité du modèle Yahoo! une fois noyé au coeur du géant ou encore sur l’IBMisation de Microsoft resteront sans réponse.

Steve Balmer pourrait se retirer d’ici 5 ans. Après 23 ans chez Microsoft, qui sait ce qu’il adviendra du Français Jean-Philippe Courtois?

NH





Revue de Presse “Média” du 18 au 24 fév 08

20 02 2008




La starac’ : d’aventure en aventure

6 02 2008

Le 26 janvier 2008, Jenifer obtient pour la quatrième fois le trophée de l’Artiste féminine française lors des NRJ Music Awards à Cannes.

Première gagnante de la Staracademy, Jenifer Bartoli augurait un succès sans précédant pour une émission qui se voulait découvreur de nouveaux talents.

Jenifer, plébiscitée par le public,  (on peut se remémorer ses prestations de 2004 :

http://fr.youtube.com/watch?v=Rl-cA8ps_z4 )

 a su voir reconnaître son talent par les plus grands de la chanson.

Comment dès lors expliquer l’inadéquation entre le choix du public, pour les lauréats suivants que furent Magalie et Cyril, et le flop des ventes d’album qui s’élevèrent la première semaine après leur sortie, respectivement à 7 000 exemplaires, et 1 650 unités vendues?

Le récent dépassement en terme d’audience  des prime de la Starac 7 par M6, augure-t-il un essoufflement de l’émission?

Le problème se situe-t-il dans le casting préalable à l’émission? Ou avons-nous, lors des sélections par le public, un type de vote “communautaire”  qui ne correspond pas, par la suite, aux attentes d’un public plus large lors des sorties d’album?

D’aventure en aventure ….jamais nous n’avons pu oublier la personnalité  de …Jenifer Bartoli.

Qui, en revanche, se souvient du nom et de l’album des autres lauréats (Grégory à part) ?

On peut mettre en lumière un talent. On ne peut pas fabriquer de toute pièce une star.

timoz

ps : en clin d’oeil à la reconnaissance des jeunes talents, Jenifer et Marion Cotillard, en duo :

http://fr.youtube.com/watch?v=WeJc41wtnR8&feature=related





Musiline: nouveau service musical orange

5 02 2008

Sans doute afin de concurrencer le partenariat de Free avec Deezer, Orange a lancé il y a quelques semaines un nouveau service de diffusion de musique appellé Musiline. Conçu en partenariat avec Lagardère Interactive, ce service réservé aux abonnés Orange rappellera de bons souvenirs aux utilisateurs de Pandora - une excellente “radio à la demande”, malheureusement plus disponible en dehors des US - puisqu’il s’agit peu ou prou de la même idée.

 

Musiline

L’intérêt est ici de créer sa propre radio, en commençant par entrer le nom d’un de ses artistes favoris. Musiline vous joue une chanson de cet artiste, puis embraye en vous proposant d’autres morceaux supposés vous plaire; vous pouvez valider ou refuser chaque morceau proposé, ce qui conduit le système à affiner ses propositions afin de mieux cerner le style de musique qui vous convient. Impossible donc de répéter une chanson ou de choisir directement le morceau que l’on veut comme sur Deezer; il s’agit ici de découvrir de nouvelles chansons. Musiline propose également de régler plus précisément ses paramètres de diffusions, notamment en réglant la répartition des styles de musique ou des décennies musicales au sein de la playlist.

Abonné Orange, j’ai pu tester ce service et…le bilan est mitigé. Du côté des points positifs, la qualité sonore est plutôt très bonne, et le fondu entre les chansons est un plus agréable. Mais pour deux petites qualités, beaucoup de choses qui fâchent…ainsi, lors d’une recherche sur le musicien “Sufjan Stevens” (signé sur une maison de disque indépendante mais artiste aux ventes honorables), on me propose de choisir plutôt entre Cat Power et Steven Seagal. Les chansons proposées par le système n’ont pas vraiment de rapport les unes avec les autres, au contraire de Pandora qui respecte les rythmes, les tonalités et les styles. Les mêmes artistes reviennent assez rapidement (Mika, James Blunt…) quel que soit le style ou l’époque de la chanson de départ choisie. Enfin l’interface, un peu confuse mais sympathique, a une fâcheuse tendance à ouvrir des pop-up pour un oui ou pour un non.

Musiline permet aussi de partager ses “radios”, une idée intéressante sur le papier mais qui risque de tomber un peu à plat étant donné les faibles possibilités de personnalisation existant actuellement. Pour financer tout cela, Orange envisage d’insérer de la publicité entre les morceaux; on peut également imaginer que les informations collectées sur les gouts musicaux des abonnés ne seront pas laissées de côté et pourraient permettre à l’opérateur de mieux cibler ses futures offres (payantes) de location ou de téléchargement de musique…

Un service plutôt décevant donc; même pour un abonné Orange, il est plus simple d’aller directement sur Deezer par exemple, qui dispose d’une interface dédiée à la musique (et non pas une page au sein d’un portail comme pour Musiline), de la possibilité de choisir le titre à écouter mais aussi d’un service appellé SMARTradio qui fait la même chose que Musiline, certes de manière moins personnalisable. L’intention est intéressante mais il y a encore du chemin à parcourir pour que Musiline devienne une vraie valeur ajoutée Orange et pas un gadget musical de plus. L’intégration avec Jukebox, le service de vente de musique en ligne du fournisseur d’accès va dans ce sens.